Ca revient quand il est tard, que je suis seule, seule avec mes pensées, avec mon passé. Alors que tout le monde dort, "je rumine mes idées noires" (non, pas "je réunis"). Parce que c'est facile, de la d'où tu es, d'avoir la conscience tranquille, de ne pas savoir que même si je souris, même si je ris, même si j'aime, même si je vis, je n'oublie pas. C'est facile de ne pas la voir, cette salope d'épine qui m'est restée dans le pied, cette épine de "pourquoi?", dans son petit coin, qui pique, qui pique, discrètement mais tout le temps, doucement mais tellement... la pute. Tu t'en branles, pour ainsi dire et ces lignes tu ne vas surement pas les lire. Mais j'aimerais que tu le saches, même si tu te caches, que tu m'a volé un bras, que ça repousse pas comme ça. Juste, que tu saches que j'en pleure, des gens qui partent comme des voleurs. Ce ne sont pas les départs qui déplaisent, mais ça fait mal à l'anglaise. Le pire, c'est que tu le sais. Et malgré tout, tu te tais. Et dire que c'était "si tu sautes, je saute". Si je sautais aujourd'hui, tu sauterais,
mais de joie. Car tout n'était qu'hypocrisie...
Même si ça faisait une décennie. Je regardais
trop Sex & The City.
Ma phrase du jour, la veux-tu, la voilà:
Parle, parle, dis-le moi sans trembler
Que t'en as plus rien à cirer
Parle, pleure et je comprendrai...